Procès des « bébés congelés »: Véronique Courjault tente de s’expliquer

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Aujourd’hui, chers lecteurs, on rend visite à Véronique Courjault, que l’on rencontre à l’intérieur du tribunal où elle est jugée dans le cadre de l’affaire des « bébés congelés ».

Je la trouve assise sur un banc où elle est entourée de son avocat et de quelques journalistes parmi lesquels je réussis à me frayer un chemin et à me trouver en face de l’accusée. Je m’attendais à trouver une personne décomposée et en pleurs, mais en fait il n’en est rien, je découvre une persone agressive envers son avocat, mettant toute son énergie à lui expliquer comment la défendre au mieux.

Goloum : Bonjour madame Courjault, je sais que ce n’est pas facile pour vous de répondre à la totalité des journalistes, mais je vous promets de faire bref.

Véronique Courjault : Allez-y, de toute façon je suis tellement anéantie par ce qui m’arrive…

Goloum : Et bien, j’ai appris que vous étiez jugée aujourd’hui et la première question qui me brûle les lèvres, c’est pourquoi avoir congelé trois de vos enfants ?

Véronique Courjault : Pour tout vous dire, je pense que très rares sont les personnes à m’avoir comprise ; premièrement je ne parlerai pas de « bébés congelés » mais plutôt de « bébés surgelés ».
Et cette nuance prend toute son importance dans la mesure où ces bébés, je ne les voulais pas au moment de mon geste, j’ai avant tout pensé aux autres.
Ne dit-on pas de moi, parmi mes proches, que « j’ai le cœur sur la main » ?
Mon acte de cruauté, comme tout le monde dit, était en fait un système me permettant d’avoir des mioches sous la main et ce, à tout moment, afin de pouvoir proposer aux femmes désireuses d’adopter des enfants, un bébé tout neuf, en ayant juste à décongeler les morceaux de glaces provenant de mon frigo.

Goloum : Donc si je comprends bien, vous étiez en fait en trin d’inventer un nouveau concept visant à développer l’adoption ?

Véronique Courjault : Effectivement, et si la justice ne s’était pas mise en travers de mon chemin j’aurais réussi mon pari ! Vous savez, très souvent on sous-estime le pouvoir de la glace, la viande que chacun consomme, n’est elle pas d’abord congelée avant de servir de plat en temps voulu ?

Goloum : Vous vous glissez donc dans la peau d’une victime ? Mais qu’en pense votre mari ?

Véronique Courjault : Oh vous savez, tout le monde est au courant que dans mon couple, c’est moi qui porte le pantalon. D’ailleurs mon mari sait qu’en cas de résistance, je lui réserve, à tout moment, une place dans le bac à glaçon.

Goloum : Une dernière question avant de vous laisser affronter les jurés ; admettez vous avoir tout de même commis une erreur, et regrettez-vous votre geste ?

Véronique Courjault : Vous savez, je me considère, sans vouloir faire de jeu de mot, comme un iceberg, les gens ne voient actuellement, que la partie émergée de ma personne.

Goloum : Eh bien merci, madame Courjault, d’avoir répondu à toutes mes questions, et l’équipe de Délire du Net suivra avec attention l’issue du procès.

(HUMOUR A PRENDRE AU MILLIEME DEGRE) 😉

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